L'accompagnement

Origines

L'accompagnement dirigé

En conformité avec une lecture littérale des travaux d'E. Kübler-Ross, certains ont pu régler la démarche d'accompagnement sur "les stades du mourir", entretenant pour tous l'objectif et l'espoir d'une acceptation sereine de la mort dans une illusion de "bonne mort", sous la réserve d'un accompagnement dirigé.

Critiques

L'écoute empathique, l'écoute active de la parole

A partir de là, se libérant d'une conception imaginaire, l'accompagnement peut emprunter des formes plus ouvertes justifiant des démarches différentes. "Moins on est directif, plus le sujet peut s'ouvrir" (S. Bevan).

On s'éloigne donc bien d'une conception imaginaire, hyper-relationnelle, de l'accompagnement ("En croyant savoir et maîtriser, on risque de museler, à nouveau, la parole en fin de vie" (J. Pillot)), au profit d'une double approche, communautaire et de "compassion".

D'une façon plus générale, "il ne nous appartient pas de fixer la modalité de la mort de l'homme" et, trop souvent, les média accentuent l'illusion selon laquelle la pratique des Soins Palliatifs est susceptible de conduire à une belle mort. "En acceptant de perdre nos illusions, nous permettrons de contribuer au passage d'une société qui dissimule la mort, à une société qui sait y faire face" (L. Bounon, JALMALV, décembre 1990).

L'accompagnement est , avant tout, un esprit d'ouverture à la rencontre (L. Bounon). "On reconnait l'esprit d'ouverture qui préside à la rencontre, lorsque nous nous laissons déprendre de ce qu'il y a de projectif (ce qui est nous) dans notre démarche" (D. Vasse).

En périphérie du malade, l'accompagnement de la famille, et notamment des enfants, avant comme après le décès, s'attache également à soutenir le processus du deuil.