Le respect de la volonté
du malade en soins palliatifs
J. Girardier - La
Mirandière
Question éthique qui ne va pas de
soi.
En effet le discours habituellement
entendu :
C’est le malade qui est le
maître et tout doit être fait pour que ses souhaits
soient satisfaits et sa volonté respectée.
En fait cette affirmation doit être
nuancée.
Réflexion de la femme d’un
de nos malades en fin de vie : je fais tout ce que je peux, mais
je n’ai pas à obéir à toutes ses
volontés, sinon je vais devenir folle !
Les volontés
exprimées :
- être très exigeant dans les soins
de tous les jours et l’attention qu’il attend de son entourage et
des soignants
- le souhait de rester une personne à
part entière avec ses choix, sa liberté.
- être informé
- prendre part à la décision
médicale
- le refus de traitement
- la recherche éperdue de tous les
traitement pour guérir
- Le refus de faire ce qu’on croit bon pour
lui
- Le refus de vivre
- Sans demander l’aide de personne
- En demandant l’intervention d’un
tiers : l’euthanasie ou le suicide médicalement
assisté
- le souhait de retourner chez lui
- les dernières
volontés :
- l’incinération
- la dispersion des cendres
- le don d’organes
- le don du corps à la science
Comment répondre ?
Attention aux conflits qui peuvent parfois
aller très loin, jusqu’aux tribunaux :
- accepter
- refuser
- dialoguer : le dialogue explicatif est
incontournable et nécessaire
Il y a des demandes acceptables et d’autres
qui sont inacceptables :
- contraires à la raison,
- contraires aux principes,
- contraires à l’éthique.
Au terme du dialogue :
- accord
- désaccord. Il peut conduire à ce
que le médecin se retire ( non sans s’être
assuré de la continuité des soins médicaux)
mieux vaut un désaccord que des situations fausses. Or
aujourd’hui il y en a beaucoup trop…
La volonté des familles
Elle doit être écoutée et on
doit en tenir compte.
Cependant tout dépend de l’état de
conscience du malade :
- si le malade est bien lucide et
compétent son avis prime sur tous les autres,
- si le malade ne peut exprimer son avis,
l’opinion de ses ayant-droit doit être pris en
considération.
Cependant il est dangereux d’accepter de soigner
un malade avec des interdits ordonnés par une famille. Cela
peut conduire à des situations très embarrassantes.
Mieux vaut se retirer si un accord ne peut intervenir. Le code de
déontologie nous en donne le droit (article 47 )
